Je rôde. Je tourne autour de toi, de ton vide, de ton SILENCE . J'ai vu ce matin ta cellule, de loin, ta prison, de trop prêt. Tu m'as aperçu. En échange tu m'as offert ta petite main. Je l'ai trouvée très blanche. Derrière ta main, il y toutes tes paroles qui attendent . J'ai besoin d'une bougie dans cette nuit polaire.
- Entre parenthèses, entre deux absences -
Aussi précieuses qu'un trésor j'irais creuser un trou dans la neige près de l'océan glacé par ton silence, y enfermer quelques pages et des regrets. Et espérer trouver des dialogues dans l'acte suivant . Etant seule spectatrice de se monologue interminable Je n'ai plus le sentiment de vivre pleinement je me sens grise. Je me plonge en toi tu sais, en personne d'autre, personne de vivant. Rouge, j'ai la vue brouillée et rouge. Ma colère. Qu'on me laisse tomber ivre dans les rues ou sur le plancher. Qu'on ne m'arrache plus par des matins encore plongés dans la nuit à mes rêves . Vision complètement floue : Je cligne, je frotte, je plisse fort mais c'est toujours le même silence. Il n'y a rien à faire et il pleut. Il pleut, si tu voyais comme il pleut sur mes joues .
- Il y en aura d'autre des silences -